L'«Oratorio de Noël» de J.S. Bach

 

Concert présenté le 19 décembre 2011 à L'Église St-Jean Baptiste.

 

«L'Oratorio de Noël de Bach groupe six cantates associées à la naissance du Christ et englobant la période du 25 décembre au 6 janvier. On les donne parfois isolément, mais l'exécution idéale est certainement celle qui réunit les six en une même audition.

 

«C'est la formule suivie, avec logique et succès, par Louis Lavigueur. Malgré une période des Fêtes offrant beaucoup de musique, en plus des mondanités habituelles, une foule considérable remplit l'église Saint-Jean-Baptiste hier soir et n'avait presque pas diminué au bout de deux heures et demie d'une écoute allégée par un seul et bref entracte.

À la tête du Choeur Classique et de l'Ensemble Sinfonia, deux des nombreuses formations dont il est le titulaire, Lavigueur donna la partition dans son absolue intégralité, y compris tous les «da capo» (ou reprises d'un même passage).

La masse chorale est très sollicitée dans chacune des cantates et le Choeur Classique se montra digne de la tâche, dominant l'audition de ses 60 voix justes, ferventes, équilibrées, et de cette allégresse de circonstance que soulignaient les tempi allants de Lavigueur.

Le petit orchestre de 33 instrumentistes fut généralement efficace, avec des bois champêtres du plus bel effet. Quelques bavures chez les cors et les trompettes sont accidentelles et vite oubliées. Mais qu'un violon-solo joue faux presque continuellement, voilà qui est plus sérieux.

Les quatre solistes remplissent ici plusieurs fonctions. Ils se voient confier des récitatifs et des airs de différentes natures - description, narration, commentaire - et représentent même certains personnages: Marie, l'Ange, Hérode.

Des quatre solistes, l'Évangéliste est celui qui intervient le plus souvent. Michiel Schrey est devenu le spécialiste local de cet emploi, qu'il a de nouveau très bien rempli. La voix n'est pas belle en soi mais elle est haute et droite, en accord avec le style, et la technique de mélismes reste très sûre.

Bien que baryton, Pierre-Étienne Bergeron adapta sa voix aux exigences de la partition, qui indique «basse» pour la voix masculine grave. Claudine Ledoux projeta un très beau timbre de mezzo et Emmanuelle Coutu, un soprano un peu pointu mais toujours juste. Comme chez Schrey, une belle expression habita ces trois solistes.

On nota ici et là quelques flottements entre choeur, orchestre et solistes, une légère fatigue aussi vers la fin, mais rien d'assez important pour compromettre cette audition pleine de ferveur.»

 

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