«Symphonie no.2 dite Résurrection» de Gustav Mahler

 

Concert présenté le 6 mars 2011 en collaboration avec l'Orchestre Symphonique des Jeunes de Montréal.

 

«La salle Maisonneuve de 1400 places était absolument comble hier soir pour l'événement marquant le 35e anniversaire de l'Orchestre symphonique des Jeunes de Montréal et le 25e de son association avec Louis Lavigueur comme titulaire.

 

«Pour cette occasion comme il s'en présente peu dans une vie, M. Lavigueur avait centré le programme sur une oeuvre unique, mais de taille: la monumentale deuxième Symphonie, dite Résurrection, de Mahler, pour laquelle il avait réuni quelque 320 exécutants venus des six formations dont il est le chef.L'Orchestre des Jeunes s'adjoignait ainsi les aînés de l'Ensemble Sinfonia pour former un grand orchestre de plus de 120 instrumentistes. Pour le choeur, qui pourtant reste assis pendant plus d'une heure avant de clamer enfin son contact avec la lumière, on avait rassemblé quelque 200 hommes et femmes provenant du Choeur Classique de Montréal, du Choeur du Conservatoire de Montréal, du Choeur Polyphonique et de l'Ensemble vocal Polymnie.En somme, deux foules se faisaient face hier soir à Maisonneuve. L'une remplissait la scène jusqu'au fond et se répandait sur les côtés; l'autre, beaucoup plus nombreuse et composée en bonne partie de parents et d'enfants, écoutait avec un silence et une ferveur incroyables.

Curieux: je n'ai entendu personne tousser hier soir, alors que dans l'après-midi, à l'OSM, les tousseurs étaient si nombreux et si gênants qu'il me fallut changer de siège!Face à ce qui était, sauf erreur, l'oeuvre la plus ambitieuse et la masse d'effectifs la plus considérable de toute sa carrière, Louis Lavigueur a donné là une nouvelle confirmation de ses dons de chef et d'interprète. Ce Mahler ne fut pas exempt de quelques petites erreurs. Dans les circonstances, il ne pouvait l'être. Avec son habituel humour, M. Lavigueur en avertit d'ailleurs le public avant le concert.Peu importe. Ce Mahler fut tout à fait remarquable, et ce sur tous les plans. M. Lavigueur l'a voulu aéré, détaillé, d'une respiration toujours naturelle, avec du suspense, du charme, un peu de folie aussi, selon le cas, et il a obtenu de ses musiciens une réponse immédiate, engagée et d'une étonnante tenue orchestrale, y compris dans les passages joués à l'arrière-scène. Bien que convenable, le choeur manquait un peu de présence. La mezzo Noëlla Huet chanta avec expression, la soprano Anne Saint-Denis connut de graves problèmes de justesse.L'auditoire fit à tous une ovation comme je n'en ai pas vu ici depuis longtemps - une ovation de 10 minutes, pendant laquelle M. Lavigueur fit lever chacune des sections, salua encore et encore, et fit bisser la dernière partie du Mahler.Un regret cependant: pourquoi prendre la peine d'imprimer le texte dans le programme si on plonge la salle dans l'obscurité?...»

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