«Requiem» de G.Verdi

 Concert présenté mardi le 19 avril 2011 en collaboration avec L'Ensemble vocal Polymnie et le Choeur du Musée d'art de Joliette.

 

Écouté dans un silence édifiant par quelque 800 personnes, le Requiem de Verdi ouvrait hier soir à l'église Saint-Jean-Baptiste une série d'au moins six concerts présentés dans le cadre de la Semaine sainte.

 

«L'infatigable Louis Lavigueur, qui dirigea l'oeuvre au même endroit en 2004 avec les forces du Conservatoire, avait rassemblé pour l'occasion quelque 200 participants, soit les 55 instrumentistes de l'Ensemble Sinfonia et les 100 choristes de l'Ensemble vocal Polymnie - deux formations dont il est le titulaire - et les 45 membres du Choeur du Musée d'art de Joliette.

Décrié par les puristes parce que trop proche de l'opéra, le Requiem de Verdi n'en reste pas moins une oeuvre extrêmement riche et irrésistible, un véritable coup de génie. Un chef convaincu peut y faire vibrer l'auditoire jusqu'à l'émotion la plus vive, même avec une distribution inégale. Ce qui fut encore le cas hier soir.

Autant il y avait quelque chose d'apocalyptique dans les coups de grosse caisse et les appels des trompettes se répondant dans les galeries, autant l'ultime «Libera me» répété plusieurs fois sur la même note par la soprano amena chaque auditeur à réfléchir sur ses fins dernières.

 

Sur la prestation de la masse chorale (double dans le Sanctus), de l'orchestre et des deux réunis, rien à redire, sauf pour quelques détails ici et là (une entrée du basson, un passage des violoncelles). Lavigueur avait bien fait répéter tout son monde. Mais ce n'est pas lui qui chantait! Des quatre solistes, la première mention va à la mezzo torontoise Leigh-Anne Martin: belle voix, belle tenue vocale, belle expression. Alexandre Sylvestre, déjà soliste en 2004, possède un bon timbre de basse mais manque d'une certaine dignité. Chantale Nurse a d'abord détonné étrangement, et à plusieurs reprises, pour retrouver ensuite le plein contrôle vocal et de vrais accents de soprano dramatique. Thomas Macleay a peiné dans l'Ingemisco, le fameux air du ténor, et a ignoré toutes les indications de Verdi: «dolce», «dolcissimo»...

Le concert totalisa près de deux heures, en raison d'un entracte de 30 minutes avant l'Offertorio.»

 

 

 

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